vendredi 28 août 2015

Chronique : Nalki T1 Matricule 307 - Alice Adenot-Meyer

Aujourd'hui, je vais vous parler de Nalki Matricule 307, un roman d'Alice Adenot-Meyer. 
J’ai tardé à rédiger cette chronique, et pourtant à peine avais-je reçu le livre que je le dévorai en une seule journée. Il n’est pas spécialement court, mais il nous fait voyager avec tant de facilité que j’ai laissée filée les heures sans même m’en rendre compte.


Titre : Nalki T.1 - Matricule 307
Auteur : Alice Adenot-Meyer
Genre du roman : Aventure / Dystopie
Résumé : 
"Nous sommes en Serdane, pays écrasé sous le joug d'une dictature brutale et corrompue.
En rentrant de leur cours de musique, Nalki, quinze ans, et sa sœur Perle, treize ans, sont accueillis par des policiers venus les arrêter. Les deux adolescents sont séparés de leurs parents et déportés dans un camp de redressement.
Soumis au travail forcé, ils vivent des heures particulièrement difficiles et rêvent de trouver un moyen pour regagner leur liberté."

      Le premier point fort de Nalki est selon moi sa couverture qui marque indéniablement l’identité du roman et se différencie de ce que l’on voit d’habitude. On y retrouve trois éléments importants du récit, les barbelés rappelant le camp Blache, cadre de l’histoire, le personnage principal, et enfin le violon. Nous avons à faire à une œuvre orientée ado/jeune adulte qui parvient tout à fait à éveiller l’intérêt d’un lecteur plus âgé et reste accessible aux plus jeunes. Toutefois, l’auteur n’édulcore pas les éléments les plus durs du récit ce qui ajoute au réalisme. On entre sans difficulté dans l’histoire, car le style d'écriture est agréable et le rythme bien maitrisé. Au fil des pages, nous suivons le quotidien de Nalki et de sa sœur, Perle, enfermés dans un camp, qui trouvent la musique pour refuge. Le contexte fictif n’est pas sans rappeler les atrocités de la Seconde Guerre mondiale, mais dans le même temps, l’auteur parvient à créer un univers qui lui est propre. Les protagonistes sont travaillés et ne tombent pas dans des lieux communs ce qui confère à l’histoire plus de profondeur. Comme beaucoup je pense, j’ai été particulièrement marqué par le personnage très ambigu du colonel qui m’a tantôt intrigué, tantôt révulsé. Ce roman est servi par une ambiance particulière insufflée par l’auteur grâce à la thématique de la musique. Nous sommes emportés dans ce régime totalitaire et dans le quotidien des personnages, sans jamais basculer cependant dans quelque chose de larmoyant. Péripéties et scènes de la vie dans le camp sont justement dosées pour assurer une lecture agréable et maintenir la tension.

     Venons-en désormais aux éléments qui m’ont moins plu, sans toutefois entacher la qualité générale du roman. Ma première remarque est assez subjective : j’ai regretté le choix des noms de certains protagonistes qui selon moi paraissent trop enfantins. Toujours en rapport avec les personnages, Perle, la sœur de Nalki me semble trop esquissée. Mais dans la mesure où j’ai seulement lu pour l’heure le premier tome, je ne peux pas réellement m’exprimer sur son évolution. Cela étant dit, l’une des choses qui m’a vraiment ennuyé au long de ma lecture est le caractère de Nalki et surtout, sa naïveté. Je suis tout à fait consciente que cela est un parti-pris de l’auteur et reste tout à fait assumé, mais par moment ce trait est si exacerbé que certaines situations ne paraissent pas très crédibles. Je pense notamment aux passages avec le colonel, ou encore aux récits de pensées du personnage qui ne correspondent pas assez à son âge. 
     Malgré cela, la qualité de l’écriture et de l’intrigue compense très largement les choses que j’ai moins appréciées durant ma lecture.

      Ce roman est définitivement une excellente découverte qui m'a fait voyager et frémir avec les personnages. Alice Adenot-Meyer a su renouveler le suspense et dépeindre un univers profond. Elle traite d'un thème dur avec brio, sans épargner ses personnages, mais garde toutefois suffisamment de finesse pour ne pas choquer des lecteurs sensibles. Ainsi, je recommande vivement Nalki et espère que vous trouverez autant de plaisir que moi à lire ce roman. Pour ma part, je vais sans nul doute me procurer le second tome de cette histoire afin de découvrir la suite sans attendre.

1 commentaire:

  1. Merci beaucoup Laura pour cette chronique très pertinente !

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